Transcrire à l’écrit une expression orale : 4 astuces simples

La rédaction de comptes rendus professionnels repose sur trois principes fondamentaux : fidélité aux propos tenus, qualité d’écriture et mise en perspective. La clarté, la précision et la proximité avec le style de l’orateur sont essentielles. Voici un tour d’horizon de quelques astuces de rédaction :

  • Passer du vide au plein : vous serez fréquemment amenés à trouver des solutions pour réduire les imprécisions des propos échangés en réunion. L’une des plus difficiles à éclaircir reste l’implicite contenu dans ces échanges. Par exemple, un chef de projet annonce « On va dire que c’est en cours. » Très fréquemment à l’oral, il y a plus de « vides » que de « pleins », davantage d’informations laissées sous silence que d’informations affirmées. Or, en rester uniquement à ce qui est énoncé oralement peut réduire considérablement la portée du compte rendu, surtout si vous souhaitez le diffuser à un public qui n’a pas assisté à la réunion.

Dans ce cas, deux solutions se présentent à vous :

    • Interpréter les propos de l’orateur : dans le cas d’une synthèse, si l’on est certain de ne commettre aucun contresens, on peut remplacer « on va dire que c’est en cours » par « c’est en cours »,
    • Garder les propos de l’orateur : si une situation est tendue ou un projet se présente comme un véritable serpent de mer, le « vide » peut avoir du sens et il est dans l’intérêt du rédacteur de compte rendu de laisser les propos tels quels.
  • Méfiez-vous des imprécisions : en règle générale, soyez vigilants face à des termes vagues et des allusions. Le compte rendu écrit doit viser la clarté. Dans le même temps, n’oubliez jamais que vous ne devez en aucun cas manquer de fidélité à l’énoncé oral. Cette double contrainte peut être résolue en prêtant attention aux termes « passe-partout » : « cela », « les gens », « chose », « faire », « dire »… Remplacez-les par des termes plus précis.
  • « C’est » un acte : Tout ce qui désigne une action précise ou une décision doit être clarifié. Dans notre exemple, il faut retrouver à quoi se réfère le « c’est » en remontant le fil de la discussion : s’agit-il du projet général, du calcul du budget, du lancement d’un appel d’offres ?
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