Et si on modifiait les claviers AZERTY ?

Le clavier AZERTY pourrait-il être modifié pour être plus pratique ? Les usagers de la frappe intensive peuvent en témoigner : certaines lettres et certains signes sont difficilement accessibles sur un clavier AZERTY (ou clavier français, appelé ainsi pour sa première rangée de lettres), clavier qui semble moins ergonomique que son équivalent anglophone QWERTY, du moins pour les subtilités de notre belle langue.

Il n’y a pas que l’anglais dans la vie

La très officielle Délégation générale à la langue française et aux langues de France vient de publier à ce sujet un rapport sur le site du ministère de la Culture. Exemples de difficultés récurrentes : le ç majuscule, l’accès aux touches € ou @ (variables d’un fabriquant d’Azerty à un autre), les doubles chevrons ou « guillemets français », ou pour les rédacteurs du courrier du cœur, la touche permettant la ligature « œ ».

Le rapport préconise également des modifications du clavier AZERTY qui permettent plus facilement la rédaction dans les langues régionales.

La France rejoindrait d’autres pays francophones, comme le Canada, ayant adapté leur clavier. L’Agence française de normalisation (AFNOR) sera chargée de produire un nouveau modèle AZERTY, qui ne serait cependant pas imposé aux fabricants, a priori.

Et l’ergonomie dans tout ça ?

La disposition AZERTY répondait à une contrainte technique dépassée : cet ordre des lettres avait été choisi pour éloigner les lettres les plus contiguës dans les mots, afin que les tiges des touches des machines à écrire ne se cognent pas, notamment pour les frappes intensives de texte (si le sujet vous passionne, vous pouvez regarder le film Populaire, mettant en scène des concours de dactylographie dans les années 50 – si le sujet ne vous passionne pas, le film a d’autres intérêts).

Tant qu’on y était, on aurait pu assortir cette judicieuse adaptation à la langue une réflexion sur l’ergonomie, compte tenu du temps que nous passons chaque jour avec le clavier en question…

Mais, comme on dit chez moi, « sèm pas aquí per faire des rasonaments !

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